Calcul du préavis de démission : méthode et exemples
Le calcul du préavis de démission détermine la date à laquelle votre contrat prend fin. Il dépend d’abord de votre convention collective, puis de votre contrat de travail. Dans les entreprises relevant de la convention collective Syntec, votre statut ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise) ou cadre oriente souvent la durée applicable.
La démission doit être claire et non équivoque. Remettez une lettre datée contre décharge ou envoyez-la en recommandé avec accusé de réception. Gardez une preuve de la date de réception : elle déclenche en principe le préavis.
Quelle durée retenir pour votre préavis ?
Le Code du travail ne fixe pas de durée générale de préavis en cas de démission d’un salarié du privé. La durée résulte de la convention collective, d’un accord d’entreprise, des usages ou du contrat. La règle la plus favorable ou celle qui s’impose selon les textes applicables doit être vérifiée.
Votre bulletin de paie indique la convention collective applicable. Vérifiez aussi votre classification, votre coefficient et votre statut. Pour les salariés de la branche, consultez les règles propres à la convention collective des entreprises du numérique et du conseil avant d’annoncer une date de départ.
| Élément à contrôler | Où le trouver | Effet sur le préavis |
|---|---|---|
| Convention collective | Bulletin de paie, contrat | Fixe souvent la durée selon le statut |
| Classification | Contrat, avenant, paie | Distingue notamment ETAM et cadres |
| Clause contractuelle | Contrat de travail | Peut préciser la durée applicable |
| Accord de dispense | Écrit échangé avec l’employeur | Modifie la date de présence ou de fin du contrat |
Dans la pratique, les préavis fréquemment rencontrés sont d’un, deux ou trois mois. Ne retenez jamais une durée sur la seule base de votre intitulé de poste. Un consultant, un chef de projet ou un ingénieur peut relever d’une classification différente de celle supposée.
Calcul du préavis démission : partir de la bonne date
Le préavis court le jour où l’employeur reçoit votre démission, sauf règle conventionnelle plus précise. Un courrier posté le 4 juin et distribué le 6 juin fait donc partir le délai le 6 juin. Un courriel peut constituer une preuve, mais une lettre reste plus sûre en cas de désaccord.
Un préavis exprimé en mois se calcule de date à date. Un préavis d’un mois reçu le 12 mars expire le 11 avril à minuit : le contrat prend fin le 12 avril. Si le mois d’arrivée ne comporte pas le quantième, le délai s’achève le dernier jour de ce mois.
Exemple : votre employeur reçoit votre lettre le 31 janvier et votre préavis est d’un mois. Il se termine le 28 février, ou le 29 février lors d’une année bissextile.
La fin du préavis un samedi, un dimanche ou un jour férié ne la repousse pas automatiquement. Évitez de fixer votre prise de poste suivante sans avoir contrôlé le terme exact. Demandez une confirmation écrite des ressources humaines si une date prête à discussion.

Congés, arrêt maladie et dispense : ce qui peut changer le calendrier
Des congés payés fixés avant la notification de la démission suspendent en principe le préavis. Il reprend à l’issue des congés. Des congés convenus après la démission ne suspendent généralement pas le délai, sauf accord contraire entre vous et l’employeur.
Un arrêt maladie non professionnel ne prolonge en principe pas le préavis de démission. Les situations liées à un accident du travail ou à une maladie professionnelle suivent des règles distinctes. Vérifiez votre cas avant de calculer la date de rupture.
Vous pouvez demander une dispense de préavis pour partir plus tôt. L’employeur reste libre de l’accepter ou de la refuser. Si la dispense vient de l’employeur, il doit en principe verser une indemnité compensatrice correspondant au salaire qui aurait été perçu pendant le préavis ; si vous la demandez et qu’il accepte, cette indemnité n’est généralement pas due.
Les vérifications à faire avant d’envoyer votre lettre
- Relevez la convention collective, la classification et l’ancienneté figurant sur vos documents.
- Comparez votre contrat avec le texte conventionnel applicable à la date de démission.
- Calculez le terme à partir de la réception effective de votre lettre.
- Listez les congés déjà validés et les éventuelles périodes d’absence.
- Demandez par écrit toute dispense ou tout aménagement de préavis.
Les salariés cadres doivent notamment contrôler les dispositions liées à leur statut, détaillées dans ce guide sur le statut ingénieur et cadre Syntec. Les ETAM ont intérêt à relire leur niveau et coefficient, qui figurent aussi parmi les points utiles à vérifier pour comprendre sa classification ETAM Syntec.
Calcul du préavis de démission : ce qu’il faut retenir
Le bon calcul repose sur trois données : la durée issue de vos textes applicables, la date de réception de la démission et les événements qui peuvent suspendre le délai. Une lettre précise, une preuve de réception et un échange écrit avec l’employeur limitent les erreurs sur votre dernier jour de contrat.