IDCC 1486 : identifier la convention collective Syntec
L’IDCC 1486 est le code qui identifie la convention collective nationale des bureaux d’études techniques, des cabinets d’ingénieurs-conseils et des sociétés de conseils. Elle est souvent appelée « convention Syntec ». Ce code permet de vérifier le texte applicable à une relation de travail.
Pour un salarié du numérique, du conseil, de l’ingénierie ou d’une entreprise de services du numérique (ESN), l’enjeu est concret : classification, salaire minimum conventionnel, période d’essai, préavis ou congés peuvent dépendre de cette convention. L’IDCC Syntec évite les confusions avec d’autres conventions proches.
À quoi correspond l’IDCC 1486 ?
IDCC signifie « identifiant de la convention collective ». Attribué par les pouvoirs publics, ce numéro reste plus fiable que l’appellation commerciale employée par une entreprise. L’IDCC 1486 correspond à la convention conclue le 15 décembre 1987 et étendue par arrêté du 13 avril 1988.
Elle porte officiellement sur les bureaux d’études techniques, cabinets d’ingénieurs-conseils et sociétés de conseils. Son numéro de brochure est 3018. Le code IDCC et le numéro de brochure désignent donc le même cadre conventionnel, sous deux références différentes.
| Référence | Utilité |
|---|---|
| IDCC 1486 | Identifie la convention collective dans les documents de paie et les bases officielles. |
| Brochure 3018 | Référence historique de publication de la convention. |
| Convention Syntec | Nom usuel de la convention des bureaux d’études, de l’ingénierie et du conseil. |
Quelles entreprises relèvent de l’IDCC Syntec ?
Le champ couvre notamment des activités d’ingénierie, d’études techniques, de conseil en organisation, de conseil informatique, d’édition de logiciels ou de traitement de données. Une activité relevant de ce secteur ne suffit toutefois pas à trancher seule : l’activité principale réelle de l’employeur compte.
Le code APE ou NAF, attribué par l’Insee, donne un indice utile. Il ne fixe pas à lui seul la convention applicable. Il faut confronter l’activité de l’entreprise au champ d’application de l’IDCC 1486, puis vérifier les mentions du contrat et du bulletin de paie.

Où vérifier la convention applicable à votre contrat ?
Le bulletin de paie doit mentionner l’intitulé de la convention collective applicable ou son IDCC. Recherchez une ligne telle que « CCN bureaux d’études techniques » ou « IDCC 1486 ». Le contrat de travail peut aussi contenir cette information, souvent dans ses premières clauses.
En cas d’écart entre les documents, demandez une confirmation écrite au service des ressources humaines. Consultez ensuite la version consolidée de la convention sur le site officiel du droit français, en recherchant l’IDCC 1486. Les avenants salariaux et les accords de branche modifient régulièrement certaines dispositions.
Vigilance : une erreur de mention sur le bulletin de paie ne suffit pas toujours à écarter la convention réellement applicable. À l’inverse, le code APE ne remplace jamais l’analyse de l’activité principale exercée.
Les droits concernés par la convention Syntec
L’IDCC 1486 organise les règles de branche qui complètent le Code du travail et, parfois, les améliorent. Elles concernent entre autres les classifications, les minima hiérarchiques, la période d’essai, le préavis, le temps de travail, les congés et certains frais professionnels.
Les salariés sont classés dans deux grandes catégories : ETAM, pour employés, techniciens et agents de maîtrise, et ingénieurs et cadres, souvent désignés par le sigle IC. La position, le coefficient et la modalité de temps de travail doivent figurer sur les documents de paie ou contractuels.
La classification ne dépend pas seulement du diplôme ou du titre de poste. Elle dépend des fonctions réellement exercées, du degré d’autonomie, des responsabilités et de l’expérience reconnue. Un intitulé de poste flatteur ne remplace pas le classement conventionnel.
Exemple de contrôle de la rémunération
Un salarié classé ETAM ou cadre compare son salaire brut mensuel au minimum conventionnel correspondant à son coefficient. Si le minimum annuel applicable est de 36 000 euros bruts, le salaire annuel fixe de référence doit atteindre au moins ce montant, sous réserve des règles précises de l’accord salarial en vigueur.
Les primes variables, remboursements de frais et avantages ne se traitent pas tous de la même façon dans ce calcul. Il faut lire l’avenant salarial applicable à la date concernée. Une vérification doit aussi tenir compte du temps partiel, des absences et d’une éventuelle entrée ou sortie en cours d’année.
Les vérifications à faire avant une embauche ou un litige
- Relevez l’IDCC indiqué sur le bulletin de paie et le contrat.
- Identifiez votre catégorie : ETAM ou ingénieur et cadre.
- Contrôlez votre position, votre coefficient et votre modalité de temps de travail.
- Comparez votre rémunération aux minima de branche à jour.
- Consultez les éventuels accords d’entreprise, qui peuvent compléter la convention.
- Conservez contrats, avenants, bulletins de paie et fiches de poste en cas de désaccord.
IDCC 1486 : ce qu’il faut retenir
L’IDCC 1486 désigne la convention collective Syntec, référence de nombreuses entreprises de conseil, d’ingénierie et de numérique. Il sert à retrouver le bon texte, puis à contrôler les règles liées à votre contrat et à votre rémunération.
La bonne méthode consiste à partir du bulletin de paie, à vérifier l’activité principale de l’employeur et à consulter le texte officiel dans sa version à jour. En cas de doute sur une classification ou un minimum salarial, une demande écrite et documentée aux ressources humaines permet de poser un cadre précis.